David Taté Juridique

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Accident du travail et nullité du licenciement.

12 décembre 2007


Dans une décision en date du 21 novembre 2007 (Cour de Cassation, Chambre sociale, 21 novembre 2007, N° de pourvoi : 06-44.993), la Chambre sociale de la Cour de cassation vient d’affirmer qu’aux termes de l’article L. 122-32-2 du code du travail est nulle la résiliation d’un contrat de travail à durée indéterminée prononcée au cours d’une suspension résultant d’un arrêt de travail provoqué par un accident du travail ou une maladie professionnelle, sauf dans les cas où l’employeur justifie soit d’une faute grave de l’intéressé, soit de l’impossibilité pour un motif non lié à l’accident ou à la maladie de maintenir le contrat.

Puis elle considère que le salarié, dont le licenciement est nul et qui ne demande pas sa réintégration, a droit, d’une part, aux indemnités de rupture, d’autre part, à une indemnité réparant intégralement le préjudice résultant du caractère illicite du licenciement, dont le montant est souverainement apprécié par les juges du fond dès lors qu’il est au moins égal à celui prévu par l’article L. 122-14-4 du code du travail.

En conséquence, elle casse un arrêt rendu par une Cour d’appel qui avait estimé qu’était sans cause réelle et sérieuse, et non nul, le licenciement notifié après le délai d’un mois prévu par l’article L. 122-41 du code du travail et prononcé pendant la période de suspension du contrat de travail pour accident du travail.




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