Arguties juridiques : Bernard Cazeneuve répond à Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy a fustigé attaqué les « subtilités juridiques, les circonspections, les allégations » qui gênent la lutte contre le terrorisme, ce mardi.

A cet effet, il a reçu une réponse du ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve mercredi 27 lui rappelant qu’il s’agit d’un devoir moral suite à ses critiques à l’endroit de l’action gouvernementale indiquant qu’il ne fallait pas assimiler le respect de la Constitution à une « subtilité juridique ».

« Ce ne sont pas des arguties juridiques. C’est inadmissible pour un ex chef d’Etat de déclarer que le fait de respecter la Constitution, les principes de la république est une subtilité juridique, mais plutôt un devoir moral », a répondu le ministre de l’Intérieur sur Europe 1.

Mardi, le candidat aux primaires de droite chez les Républicains et actuel président du parti, avait demandé au gouvernement de lancer toutes les propositions sans tarder » et d’abandonner les « arguties juridiques ». Un propos qui lui a valu une réponse de Bernard Cazeneuve lui indiquant que le gouvernement avait « reçu plusieurs propositions de l’opposition », comme celle du blocage administratif des sites internet qui font la promotion du terrorisme. « Des décisions ont été adoptées suivant la loi de juin 2016″, a évoqué le ministre comme le « raffermissement des conditions de détention provisoire », le « renforcement des conditions d’aménagement de peine » et la « perpétuité réelle » à l’encontre des terroristes qui sont détenus.

Par contre, il a refusé d’autres propositions comme celle concernant le fait de retenir les personnes fichées « S » car c’est contre la constitution et d’autre part, « cette mesure ne sera pas efficace.

Ce qui donne la possibilité à la France de découvrir plusieurs réseaux terroristes c’est justement la surveillance des fiches S de certains suspects qui donnent la possibilité aux services de renseignement de les surveiller sans qu’ils ne soient connus, de faire tomber les filières terroristes et d’arrêter après être passé par la justice ».



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