La carte bancaire à cryptogramme dynamique fait ses preuves

D’après le Parisien, presque tous les établissements financiers français sont en train d’essayer cette nouvelle carte bancaire antifraude.

2015 a été une année qui a connu plusieurs épisodes de vol de données personnelles. Depuis quelques jours, le système de gestion de cartes bancaires des hôtels Hyatt avait été piraté. Ces chiffres une fois publiés en ligne peuvent être utilisés par n’importe quels fraudeurs. Une seule solution est donnée pour s’en sortir, c’est porter plainte et attendre surveiller en même temps ses relevés de compte.

Devant la fraude massive, les banques « misent sur la technologie », souligne Le Parisien qui adresse un grand dossier sur le sujet. Le journal annonce l’arrivée de la révolution contre le vol de données, le « cryptogramme dynamique ».

L’expression du système se trouve dans le titre : « cryptogramme », comme ce mystérieux message chiffré inscrit au dos des cartes bleues qui sert surtout à faire des achats en ligne, et « dynamique » pour souligner que désormais, ces chiffres ne seront plus inscrits dans le plastique.

« Le code de sécurité à trois chiffres imprimé au dos de la carte bancaire est remplacé par un « mini » écran affichant un code, automatiquement modifié périodiquement », soulignait Oberthur, société française spécialisée surtout dans la sécurité des paiements. L’entreprise annonçait en mai passé que la Banque Populaire Caisses d’Épargne (BPCE), associée à Natixis Payment Solutions, allait essayer cette nouvelle solution en septembre 2015 auprès de 1.000 clients.

Vers un changement des habitudes

Alors que la carte n’est vraiment pas connue mais, d’après « Le Parisien », elle rencontre tout de même un grand succès. D’ailleurs, la « quasi-totalité des établissements financiers » s’en sert. Disons que si les transactions par carte bancaire sont multiples 42 millions le week-end du 5 décembre par exemple la fraude à la carte bancaire a atteint 500,6 millions d’euros en 2014, soit 6,5 % de plus qu’en 2013.

La fraude sur Internet, basée sur l’appropriation de ce cryptogramme (CVV), était de 153 millions d’euros. Nicolas Chatillon, directeur du développement-fonctions transverses du groupe BPCE, soulignait aux Echos , au cours de l’annonce du test de ce code de sécurité dynamique, que cette solution « est d’autant plus intéressante qu’elle ne modifie en rien les usages traditionnels de la carte pour le consommateur et le commerçant ».

Cependant, d’autres fonctionnalités pourraient faire leur entrée et celles-ci pourraient par contre, entièrement changer les usages avec la reconnaissance faciale ou vocale pour certifier un paiement bancaire par exemple. De ce fait, La Banque postale n’attend que le feu vert de la Cnil (Commission nationale informatique et libertés) pour mettre en marche ce type d’innovation.



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