Le nouveau Président de la Fifa c’est Gianni Infantino

Considéré comme un non partant, par plusieurs observateurs, Gianni Infantino ancien bras droit de Michel Platini et ensuite, nommé secrétaire général de la Fifa après le scandale qu’a connu l’instance dirigeante du football, a été élu président de la Fifa et succède donc Sepp Blatter qui a régné en maître pendant 17 ans dans la maison du football international.

Les cinq candidats qui se sont lancés à la course pour la présidence de la Fifa qui se sont ensuite retrouvés à quatre après le retrait de Tokyo Sexwale, étaient peu portés par les observateurs, ne leur accordant que peu de crédit. A la fin d’un second tour très serré du Congrès, Gianni Infantino a obtenu 115 voix, alors que son adversaire le cheikh Salman Ben Ibrahim Al-Khalifa n’en a obtenu que 88.

Le cheikh Salman Ben Ibrahim Al-Khalifa un autre favori

Actuellement, Président de la Confédération asiatique (AFC) et faisant partie de la famille royale de Bahreïn, le cheikh Salman Ben Ibrahim Al-Khalifa a toujours été considéré comme un favori lors de ce scrutin mais également le candidat le plus critiqué. Après avoir pris la défense de Sepp Blatter au cours de sa réélection pour un cinquième mandat, le 29 mai 2015, ce charismatique dirigeant était devenu un proche du président de l’Union des associations européennes de football (UEFA), Michel Platini, qui a vu sa candidature à être annulée en octobre.

Appuyé de façon impressionnante par la plupart des quarante-six membres de l’AFC, le cheikh Salman a, également été soutenu le 5 février par le comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF), composée de cinquante-quatre fédérations. Comme, le président de la CAF était l’actuel Président par Intérim de la Fifa, Issa Hayatou. Plusieurs observateurs disent que le candidat bahreïni est un ami du puissant cheikh Ahmad Al-Fahad Al-Sabah, du koweït faisant partie du Comité international olympique et du comité exécutif de la FIFA.

Très critiqué par les associations des droits de l’homme

M. Salman avait proposé de séparer la FIFA en deux entités, dont l’une devra gérer exclusivement le football et l’autre tout ce qui concerne les questions financières : marketing, sponsoring, droits télévisés. S’il était élu, le dirigeant a surtout promis de ne pas recevoir son salaire de président de la FIFA et de ne pas vivre à Zurich, où se trouve le siège de la FIFA.

Mais, quand sa candidature a été annoncée, plusieurs organisations de défense des droits de l’homme l’ont accusé d’avoir participé à la sanction contre des athlètes qui appuyaient la révolte de 2011 contre le pouvoir autoritaire Bahreïn.

Son adversaire

Après avoir reçu un soutien financier de 500 000 euros pour sa campagne, Gianni Infantino a effectué plusieurs déplacements dans le monde et avait clôturé sa campagne sur un ton plus affirmé en Afrique du Sud.

Il avait annoncé sa candidature le 26 octobre 2015, alors qu’il était le second de Michel Platini, qui a été écopé d’une suspension six années sans exercer son activité par le comité d’éthique de la FIFA pour avoir reçu un versement de 2 millions de francs suisses en février 2011 de la part Sepp Blatter.

Une coupe du monde à 40 pays

Juriste et parlant plusieurs langues, ce crâne rasé de 45 ans, est considéré comme un fin politicien car il faut preuve de patience et de technique pour gravir les échelons de puis qu’il avait intégré l’UEFA, en 2000.

Dans son programme, il compte étendre, la coupe du monde à 40 pays au lieu de trente-deux actuellement et de pouvoir l’organiser dans différents pays situés dans une zone géographique unique.



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