Le ministère de la Santé a dévoilé une étude sur la Dépakine

Ce mercredi le patron de la santé se réunira avec les membres de l’Apesac, l’association d’aide aux parents d’enfants qui souffrent du syndrome de l’anticonvulsivant.

La Dépakine risque de faire à nouveau débat. Ce médicament prescrit pour la lutte contre l’épilepsie représente aussi un risque considérable pour la santé du fœtus, alors qu’il a été prescrit à plusieurs femmes enceintes et provoqué d’importants dégâts et victimes.

Au mois de février, l’Inspection générale des affaires sociales avait indiqué qu’il y avait 450 enfants touchés par des difformités congénitales entre 2006 et 2014, suite à la consommation par leur mère de ce médicament.

Mais ce chiffre est revu à la baisse par l’Apesac qui juge qu’il existe 30 000 enfants qui ont subi des malformations au cours des années 60.

Ce mercredi, le ministère en charge de la santé devra dévoiler les résultats d’une étude effectuée par l’Agence du médicament et la sécurité sociale.

Le Canard Enchaîné avait révélé dans son titre du 10 août, que cette étude dévoilait hormis les malformations du fœtus, que le médicament aurait entraîner des retards intellectuels et moteurs. D’ailleurs, les premiers résultats de cette étude auraient été envoyés au ministère de la Santé à partir de la mi-juillet, mais ceux-ci avaient été dissimulée aux familles. Mais l’exécutif a annoncé que toute cette étude allait être dévoilée le 24 août

Le ministère a aussi ajouté qu’un plan d’action sera proposé à partir du mois de septembre en vue d’aider les familles.

Âgé de 49 ans, Franck père de trois enfants a vu ces enfants naître sous Dépakine. Originaire de Fécamp, celui-ci se bat au quotidien.

Retard de langage, le second souffre de troubles de l’attention et enfin, le premier âgé de 14 ans, est atteint par un type unique d’autisme.

Le père explique, « Ma fille considère cela comme une thérapie de groupe pour l’ensemble de ces troubles qui l’empêchent de se développer. Il faut être toujours présent pour faire quelque chose, sans cela vous n’être pas libre. »

Le père considère cela comme un combat quotidien et la fille est très seule ou cultive la solitude. »

Pendant plusieurs années, Franck a voulu en savoir un peu plus sur ce qui a causé la paralysie de ses enfants. D’ailleurs, il avait effectué une analyse de l’air, l’eau contenue dans sa maison et une année après, il va comprendre par les médias que c’était la Dékapine qui était à l’origine de ce dont souffrait sa fille.



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