Renault : Pourquoi un conseil d’administration extraordinaire d’urgence ?

Le conflit discret entre le constructeur automobile Renault et l’Etat français remonte au printemps dernier lorsque ce dernier a imposé l’application de la loi Florange lui permettant des droits de vote double. Carlos Ghosn, le Président Directeur Général de Renault et Nissan n’est d’accord de cette décision.

Les arguments de l’Etat représenté par le ministre français de l’économie

2000px-Renault_2009_logo.svgEmmanuel Macron, ministre français de l’Economie s’est manifesté face aux inquiétudes du constructeur. L’Etat est monté à 19,5% du capital de Renault sans pour autant chercher à déstabiliser l’alliance entre Renault et Nissan dont nous tenons à cœur. Le ministre a rappelé que lors de la négociation de l’alliance, Nissan n’était pas en très bonne position et Renault a pris des risques. A noter que l’Etat est actionnaire dans cette alliance, dixit le ministre.

Si Nissan va mieux aujourd’hui, ceci résulte de notre force collective. Renault possède 43% de Nissan, par contre Nissan dispose de 15% de Renault, et le fait que l’Etat dispose aujourd’hui 15% du capital de Renault est un indicateur qu’aucune déstabilisation de l’alliance ne se créera, notamment venant du gouvernement. Le ministre de rappeler que la montée en capital à 19,5% est momentanée, après l’opération suscitée, l’Etat reviendrait à la situation d’avant, c’est-à-dire à 15%. Le Ministre n’a pas manqué de rappeler qu’au début de la négociation d’alliance Renault-Nissan, l’Etat disposait de 40%, et cette montée aujourd’hui est tut à fait légitime. Par ailleurs, le ministre de continuer, le gouvernement français est actionnaire dans Renault depuis plus de 70 ans.

Les objets du conseil d’administration d’urgence ce vendredi

Ce vendredi, il s’agit de faire le point sur les mésententes entre le dirigeant de l’entreprise de construction Renault et le gouvernement français. Les administrateurs doivent être informés du processus des discussions. Qu’est ce qu’’il faut décider pour bien gérer l’alliance et minimiser les risques de gestion de l’entreprise. Il faut retrouver l’équilibre entre les deux partenaires dont l’Etat qui ne devra être permis à abuser de ses prérogatives administratives.



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